Le Carillon de ND de la Platé
à CASTRES

Grand concert de carillon, tous les premiers dimanches du mois, de 11h à midi.

 

video : cliquez ci-dessus pour lire

Petit Historique

C'est en 1847 que le carillon est installé sur l'instigation de Mr HOULES, curé de ND de la Platé et grâce à la générosité de paroissiens.

Le carillon est demeuré dans son état d'origine jusqu'en 1972, date à laquelle toutes les boiseries du clocher sont refaites (beffroi, plancher, clavier, abat-sons) ainsi que les jougs des quatre grosses cloches de volée.

L'instrument du XIX° siècle n'était pas d'une très grande justesse et il est décidé, en 1976, de refondre la presque totalité des cloches et d'agrandir l'instrument qui passe ainsi de 15 à 24 cloches. Cette opération est réalisée dans le cadre du contrat Villes Moyennes.

Au cours des années suivantes, de nouvelles cloches sont ajoutées, un clavier neuf est installé ainsi qu'un pédalier. Actuellement le carillon de Castres est composé de 33 cloches, soit trois octaves. 


Installation de "Romane" 326Kg en 1983


Les Carillonneurs

Castres a le rare privilège de posséder un carillon qui n'a jamais cessé de chanter depuis son installation en 1847, ce qui est un fait unique dans le midi de la France.

Cela est dû au fait qu'il y a toujours eu dans notre ville des carillonneurs qui ont servi cet instrument qui, grâce à eux, continuent de jouer quotidiennement.

De 1847 à 1908, ce sont MM. Genibret, Glories et Mottes qui assurent le service du carillon. Ensuite, Georges Benne prend leur succession et carillonne pendant 60 ans, aidé en de nombreuses occasions par sa sœur Marguerite, et aussi parfois par leur fils Jacques, surtout au moment du Nadalet, où l'on a besoin de bras pour tirer les cloches de volée.

De 1968 à 1970, François Maffre assure l'intérim et apprend le jeu du carillon à l'actuel carillonneur, Jean-Pierre Carme qui est titulaire de l'instrument depuis 1970.

De 2003 à 2005, l'organiste de la cathédrale de Castres, Antoine Giovannini, a joué régulièrement sur ce carillon.

Depuis 2004, un jeune pianiste de Castres, Jérôme Boutié, joue également de temps en temps sur cet instrument.

L'association "Vie du Carillon en Pays Tarnais" s'occupe de l'entretien du carillon et aussi de la gestion de toutes les manifestations campanaires du département.

 

La tradition du Nadalet

Le "Nadalet" retentit chaque année en décembre sur notre cité. Il s'agit d'une très ancienne coutume de nos pays de Langue d'Oc qui consiste à sonner les cloches durant les jours précédant Noël.
Le terme de Nadalet est le plus couramment utilisé, mais on trouve également d'autres appellations comme Gaudinas à Soual, ou Gaudetas dans le Lauragais et encore Aubetas en Bigorre.
Si le nom diffère selon le lieu, la coutume de sonner en cette période de l'année est commune à tous et typique de nos régions méridionales. En certains endroits, le Nadalet commence le 13 décembre et en d'autres lieux,il ne débute que le 17.

A Castres, le Nadalet se sonne à partir du 17 décembre et dure jusqu'au 23, chaque soir à 18h30, et se clôture par le concert de Noël, le 25 décembre à 11h.

Chacun des soirs, du 17 au 23 le Nadalet se déroule de la façon suivante :
Toutes les cloches de la ville sont lancées à la volée et cette sonnerie grandiose, familièrement connue sous le nom de grand balandran, dure environ un quart d'heure, puis cesse lentement. Seule la grande cloche de la Platé continue sa volée solitaire un moment encore. Le carillonneur continue à la balancer à la corde tout en gravissant les 120 marches du clocher, où une lumière brille tout en haut au niveau du carillon. Arrivé juste sous cette cloche de 600Kg qui balance bruyamment au-dessus de sa tête, il commence à ralentir la course de l'airain en retenant la corde lorsqu'elle remonte, mais en lui donnant une impulsion lorsque celle-ci redescend de façon à ne faire frapper le battant que sur un seul coté du vase sonore, en fin de volée, et ce, 9 fois de suite pour symboliser les 3 fois 3 coups qui doivent être tintés pour l'Angélus. Il doit arrêter la cloche sitôt après ces 9 coups.

 

Elle continue encore à vibrer longuement et, dans le silence retrouvé, le carillonneur s'installe devant le grand clavier de bois du carillon. Après avoir enfilé les gantelets de grosse toile qui lui protégeront les doigts et les poings, il commence à faire chanter les vieux chants de Noël sur son carillon dans la nuit froide de décembre...

A la fin du concert, un vin chaud est traditionnellement offert à tous la auditeurs venus écouter le Nadalet.

 


L'Association Carillons en Pays d'Oc : Description de l'Association et des Carillons référencés